mardi, 27 mai 2008
Bonsoir les dégâts...
Vendredi, j'ai foutu un coup de boule malheureux à cette nana et je la prie de bien vouloir m'en excuser. Bitchee Bitchee Ya Ya Ya. Trois verres bonjour les dégâts, mais quels dégâts, cette sensation de coton, ma tête qui tombait en arrière sur l'appuie-tête du taxi, mon sourire béat, oh mon dieu, qu'est ce que ça doit être de se droguer. Tu étais bourrée ma chérie. Oh j'adore. Encore. Si la fatigue et l'alcool réussissent à avoir cet effet, je n'ose imaginer ce qu'on peut ressentir d'autre. Lorsque je semblerai trop fatiguée pour sortir, puisses-tu te souvenir de ces instants richissimes, sans gloire. Sans déboires. Un peu de débauche sans doute. Mais si peu. C'est quand la prochaine?
23:00 Publié dans It's a Beautiful Life | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : nouveau casino, soirée, barbieturix, alcool, wet for me
dimanche, 18 mai 2008
Non merci
Samedi matin en sortant de chez le coiffeur, un type m'a demandé si je cherchais "du boulot en ce moment".
"Moi, du boulot?!! Non merci !"
Je regrette de ne pas lui avoir demandé de quel boulot il s'agissait. Du coup, mes plus gros fantasmes ont pris le dessus: Call girl de luxe? Serveuse dans un bar lesbien? Mannequin? Actrice? Strip-teaseuse sur un char de la gay pride? Tatoueuse pierceuse? Rock-star?
Ben oui quoi, tant qu'à faire, autant essayer d'auto flatter mon ego. Avec ma coupe de cheveux toute fraîche et toute tendance, c'était peut-être un truc dans ce genre.
Ou alors femme sandwich pour SFR. Standardiste. Equipière au Mac Do. Distributrice de flyers pour Nivéa ou L'oréal.
Finalement, je préfère ne pas savoir.
22:15 Publié dans It's a Beautiful Life | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chatelet, travail, serveuse, strip teaseuse, mannequin, actrice
mardi, 29 avril 2008
Message personnel
Mademoiselle K, si tu me lis, TU SAIS QU'IL Y A DE SACRIFICES A FAIRE !! alors quoi??
Bon c'est pas grave hein, c'était bien quand même va....
23:37 Publié dans Duh! | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : concert, mademoiselle k, à l'ombre
samedi, 19 avril 2008
Accusée, levez-vous
- Madame Nuement...
- Mademoiselle.
- Mademoiselle Nuement, nous avons reçu plusieurs plaintes au sujet de votre absence prolongée sur la période du 21 février au 4 avril 2008. Il me semble que vous nous devez quelques explications, ainsi qu'à vos lecteurs et lectrices. Pouvez-vous nous dire où vous étiez pendant tout ce temps?
- A Paris, inspecteur.
- Tout le temps ?
- Oui, quasiment.
- Quasiment ?
- En fait, jusqu'au 14 mars, je travaillais hors de Paris en zone 3 de la carte orange. J'y suis également retournée le 17 mars et le 28 mars pour déjeuner avec 4 de mes anciens collègues.
- Et après?
- J'ai aussi du me rendre en banlieue le 25 février pour rencontrer unE colonel de l'armée de l'air et un capitaine de frégate, et le 18 mars je me suis rendue à l'hopital des armées à Saint-Mandé dans le Val de Marne, au bout de la ligne de métro 1, en zone 2. Et j'ai également passé 3 jours pour le Week-End de Pâques chez mes parents.
- Vous semblez entretenir une certaine proximité avec l'armée? Etes-vous habilitée secret défense?
- Non, mon lieutenant. J'ai failli, mais je suis G3. Mais je vais de toutes façon contester cette décision de mes deux (ovaires haha). J'ai d'ailleurs l'entier appui de ma médecin traitant gynécologue qui trouve ça parfaitement pipeau et scandaleux. De toutes façons la gynécologie ça va disparaître, alors (aucun rapport).
- Je vois. Mais qu'est ce qui vous a empêché d'écrire sur ce blog? Vous n'aviez plus d'accès Internet?
- Si si, mais le 25 mars j'ai chopé une rhino-pharyngite.
- Vous vous foutez de moi.
- Non, j'ai été clouée au lit avec 38 de fièvre jusqu'au 28 mars.
- La n'est pas la question! Vous n'avez pas été malade pendant UN MOIS ET DEMI ! Qu'avez vous fait pendant tout ce temps?!
- Le 1er avril j'ai commencé un nouveau travail.
- C'est une blague?
- Non même pas.
- Mais avant le 1er avril?
- Je vous l'ai dit, j'ai passé des entretiens, et des examens médicaux.
- Des entretiens? Vous ne m'en avez parlé que d'un.
- Eh bien celui dont je vous ai parlé, mais également celui pour mon nouveau boulot, le 17 mars. Vous ne croyez quand même pas que j'ai trouvé ce travail en claquant des doigts.
- D'accord d'accord. Mais ça n'explique pas cette absence interminable. Je vous le répète, nous avons reçu plusieurs plaintes à ce sujet.
- Pour être honnête, ce blog a souffert de mon absence de façon proportionnelle au stress dont j'ai été victime pendant cette période.
- Et pourquoi celà?
- Vous savez, ça n'a pas été facile. J'ai du gérer ma démission, ce qui n'était pas gagné, car j'ai pris le risque de démissionner sans avoir de poste assuré pour la suite. Sans compter que ma boîte ne voulait pas me laisser partir. Bon an mal an, je leur ai claqué ma lettre de dém le 10 mars. Pour le 14.
- En effet, vous êtes un peu inconsciente.
- Non, confiante c'est différent. Et sûre de moi (RIRES). Enfin, vraiment, ça n'a pas été facile, vous savez, j'ai du faire un choix entre deux postes, et heureusement j'ai choisi le bon car sinon aujourd'hui je serais au chômage et verte de rage.
- Bien. Et aujourd'hui, votre vie est-elle redevenue normale?
- Oui, le Week-end dernier je l'ai passé à Montpellier. J'ai gagné un an de plus, je sors du boulot à 19h, je fais toujours des soirées nouvelle star, et je me suis acheté un deuxième chemisier Lacoste. Mardi dernier je suis allée voir la pièce Confidences de et avec Florence d'Azémar au théâtre des Mathurins. Et en ce moment j'écoute l'album de The Do. Et j'attends avec impatience la fin du mois car mon compte en banque flirte avec le niveau de la mer. Et ce soir je vais regarder Kyle XY sur M6.
- Tout se passe bien dans votre nouveau travail, vous ne vous êtes pas fait d'ennemis?
- Pas encore. Au contraire on m'a même déjà dit que j'avais l'air d'une cruche "toute gentille". Il a fallu que je dise que j'étais bélier ascendant lion pour susciter la méfiance.
- Ah bon?
- Oui, vous savez on m'aime bien en général, à l'école j'étais toujours la fayote de service chouchoute des profs. Mais ca viendra peut-être, si je suis amenée à faire des contrôles un jour. Vous savez, inspecteur, ce n'est pas un métier où l'on se fait des amis. Mais ça ne me dérange pas, j'ai ça dans la peau.
- Oui, Madame Nuement, s'il y a une chose que j'ai bien compris, c'est que vous étiez une chieuse née.
- Mademoiselle.
- Très bien, Mademoiselle Nuement, ça ira pour cette fois, mais que cela ne se reproduise plus.
- La qualité, Monsieur l'Inspecteur, prime sur la quantité.
- Bien. Dans tous les cas, prenez soin de vous.
- Parfait Monsieur l'inspecteur, je m'en souviendrai, merci encore et à bientôt.
- Au revoir, Mademoiselle Nuement.
- Au revoir, Monsieur l'inspecteur.
19:56 Publié dans Outrecuidamment | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : travail, blog, écriture, absence, lesbienne, theatre, week end
dimanche, 06 avril 2008
La grue et le boulet
Ils étaient tous là, apparemment. Je ne reconnaissais personne. Certains avaient une barbe, ce qui compliquait singulièrement la tâche pour les reconnaître, après toutes ces années. Dix-huit pour être exacte. Je cherchai du regard F., mon premier et sans doute dernier béguin masculin. Je ne le vis pas. Pas tout de suite en tout cas.
Je me retournai et dis à mon voisin de derrière:
- Je ne te reconnais pas !
- A ton avis, à qui je ressemble?
- ...
- Regarde la couleur de ma peau?
- Ahhh, tu es H. !! Qu'est ce que tu fais alors maintenant?
- Je travaille dans la boucherie.
- La boucherie? Ah bon.
J'étais persuadée de l'avoir vu apprenti boulanger il y a quelques années.
Le prof demanda à un certain Christophe de parler. Ce n'était plus le même prof que tout à l'heure. Tout à l'heure c'était Mme P., la formidable prof d'histoire-géographie qu'on avait eue en cinquième. Elle n'avait pas changé d'un iota d'ailleurs. Bizarre, mais tant mieux pour elle. Ce prof-ci était Black, à lunettes, et je ne me souvenais pas d'avoir eu affaire à lui au collège. Il ressemblait vaguement à un prof que j'avais eu en DESS mais c'est tout.
- Chistophe qui? A. ou S. ?
- Ca peut être que A, Christophe S. est mort.
- Ah bon??
- Oui il a fait un malaise cardiaque, les pompiers n'ont rien pu faire pour lui.
- Merde.
Je n'eus pas le temps de me remettre de mon émotion, que le prof appela mon nom.
- Mlle Esther Nuement!
- Oui, c'est moi, dis-je en levant la main.
- Alors Mlle Nuement, que faites-vous dans la vie ?
- Je travaille dans la finance.
Lorsque je précisai dans quelle entreprise exactement, des "ouahhh" d'admiration se firent entendre dans la classe. Mes anciens camarades avaient l'air épatés, visiblement.
- C'est bien ça, Mlle Nuement, mais ça ne laisse pas beaucoup le temps de faire des enfants?
- C'est pas grave.
- Il faut vous dépêcher, s'il faut en faire deux.
- Ca ne m'intéresse pas pour l'instant.
Deux? Pourquoi avait-il dit deux? Je me dis qu'il parlait du renouvellement des générations, et je me dis aussi qu'il se trompait, qu'il fallait que j'en fasse plus de deux pour le renouvellement des générations, je crois que c'est 2,1. Ceci dit, non il avait raison pour un cas de figure, c'est si je suis célibataire, effectivement, je n'en ai besoin que de deux pour assurer ce renouvellement.
Lorsque je sortis de la classe, les larmes me coulaient des yeux. Je descendis voir la mer une dernière fois. Je laissai passer le petit train et commençai à marcher sur la plage. Le soleil se couchait sur une mer lisse bleue marine. Au loin, sur la droite, dans une luminosité rouge orange, on voyait l'espèce de grue en forme de girafe des chantiers navals. Je repensai à ce superbe film que j'avais vu la veille, la graine et le mulet. Sur ma gauche, trois play boys commençaient à me regarder du coin de l'oeil. Il faisait encore jour de leur côté. Je ne vais pas faire long feu ici, me dis-je. Je décidai de me tremper les pieds et les mains dans l'eau salée une dernière fois, puis je repartis.
Je décidai alors de me réveiller. Le réveil affichait 9h10. Il se trompait de date en revanche, pour lui on était samedi 6 janvier 2001. Je le remis à la bonne date et ouvris la fenêtre.
10:05 Publié dans Duh! | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : collège, anciens élèves, rêve, plage, mort, chantier naval
vendredi, 04 avril 2008
A qui sait attendre !
Puisque Calamity a eu l'extrême gentillesse (non non ce n'est pas ironique!!) de me passer la main pour raconter six petites choses insignifiantes sur moi, je me suis creusé les méninges, pour sortir des choses dont je ne sois pas sûre qu'elles soient aussi insignifiantes que ça, d'ailleurs. Comme le dit S. avec un humour non dissimulé, "mais c'est difficile il n'y a rien d'insignifiant en toi" :oD
En tout cas ça me donne une très bonne occasion pour (tenter de) raccrocher à ce blog. D'ailleurs je prépare un post pour expliquer ce qu'il s'est passé pendant cette faille spatio temporelle.
1- La nuit quand je me réveille je retourne mon oreiller pour avoir un coin froid.
2- Quand j'arrive à la maison la première chose que je fais c'est enlever mes chaussures.
3- Quand j'arrive à la maison la seconde chose que je fais c'est me laver les mains.
4- Je mets un point rouge sur un mini calendrier en face des jours où j'ai mes règles.
5- Mon téléphone portable n'a même pas un écran couleur mais je le garde tant qu'il marche.
6- Je ne supporte pas le chauffage pour dormir, encore moins la fenêtre ouverte.
Je refile le bébé à Zeste, Zapette, FFC, Glory, Parade Sauvage et Zéline.
Qui m'aime me suive :o)
21:42 Publié dans Glanures | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : de tout et de rien
jeudi, 21 février 2008
Inspecteur ou lieutenant...
C'est ce qui m'attend. Ou pas. L'un ou l'autre, ou bien les deux, qui sait. Ou aucun des deux. Est-ce que pour une fois, je serai la plus qualifiée pour un poste, et non plus le second choix, voire le troisième ou le quatrième ?
Sacrifice ultime. Contrôle sur place. Arme nucléaire. Délit d'initié. Marchés financiers. On secoue tout ça dans le tricorne et on tire au sort. Ou pas.
"Pensez-vous qu'il faille attaquer l'Iran?"
Superbe vue sur le Sacré Coeur.
"Vous faites des cauchemars à quelle fréquence?"
La petite montgolfière devient toute trouble.
"Qu'avez vous retenu de l'actualité des derniers mois?"
Un sacré gap au niveau salaire, quand même.
"Quelles sont vos prétentions salariales ?"
Le quartier est vraiment chouette. 1700 euros le 70m².
"Que pensez-vous apporter à ce poste?"
Ils sont tous super bien sapés ici...
D'ailleurs, depuis plus d'un an que j'en passe, je ne les ai pas comptés, mais il serait temps que je sois prise quelque part sinon il ne restera bientôt plus aucune entreprise où je n'aurai postulé (non je n'exagère pas du tout). En tout cas avec tout ça, je commence à bien connaître Paris et sa banlieue.
Bientôt, peut-être, dans un mois, ou moins, ou plus, je sabrerai et sablerai le Champagne, et je dirai "au revoir Président" avec une dinde sur la tête. Je passerai chez l'ennemi ou bien je l'affronterai. Ma vie professionnelle prendra forme. Enfin. Ou pas.
18:12 Publié dans Outrecuidamment | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : travail, entretien, embauche, entreprise
mardi, 12 février 2008
Echec et mat
J'ai peur, car je ne supporterai pas un nouvel échec, un nouveau refus, une nouvelle veste...
A force de placer tous mes espoirs dans un seul rêve, dans quelque chose que je désire vraiment, de me focaliser dessus pendant des semaines voire des mois, de ne penser plus qu'à ça, et c'est ce ça qui me fait avancer, qui m'empêche de dormir la nuit mais qui m'aide à me lever le matin, la chute est incroyablement douloureuse. A chaque fois. Et pourtant, je recommence, je n'ai pas peur de me faire des films, sur écran géant, de me dire que cette fois c'est la bonne, même si je sais que rien n'est joué, que tout reste à faire, mais je n'y pense pas, je ne pense pas au plan B, j'y crois tellement fort. Je m'imagine en situation, je me projette si loin dans l'avenir dont je rêve, je m'y crois vraiment, oui, toujours bien trop tôt, mais la réalité hélas est souvent tout autre. Est-ce ça la vie, une succession d'espoirs qui font vivre, et de dés-espoirs qui anéantissent?
J'en ai tellement besoin pourtant, juste une fois, une fois, réussir à obtenir ou accomplir ce que j'ai vraiment désiré de tout mon coeur et de toute mon âme. Réussir quelque chose dans ma vie. Réussir ma vie, par ma volonté, plutôt que de me laisser porter par le courant. Choisir d'abord et être choisie ensuite.
On peut bien me dire "ça arrivera un jour..." : comment en être sûr? Aurai-je toujours la même énergie pour me battre?
Mon ego ne rebondira pas éternellement, j'en ai peur. Ego blessé, meurtri, anéanti parfois, le retour à la normale est toujours long et pesant. Arriverai-je toujours à me relever?
Ne pas pleurer, surtout.
18:35 Publié dans Outrecuidamment | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : echec, travail, amour, vive la vie
lundi, 04 février 2008
Tout vient à point...
Vous avez sans doute remarqué, attentifs lecteurs et lectrices que vous êtes, que fin 2007 et début 2008 m'ont connue d'une humeur plus que maussade. Entre mon sentiment d'être déjà trop vieille, de perdre mon temps sur fessebouc, d'être recalée pour le poste de mes rêves, de souffrir de maux de ventre, de me faire chier au boulot, et par la même occasion de délaisser ce blog tant désiré, j'ai quand même eu le temps de lire un bouquin génialissime. Il y a toujours des livres comme celui-ci dont la lecture provoque chez nous un déclic.
Cette fois-ci ce n'est ni Retour au pays natal, ni Les Liaisons Dangereuses, ni The Remains of The Day. Ce n'est pas même un roman, même s'il se lit comme tel. Le livre s'appelle Comment gérer les personnalités difficiles de François Lelord et Christophe André.
On parle de personnalité difficile, d'après les auteurs de ce livre, "quand certains traits de son caractère sont trop marqués, trop figés, inadaptés aux situations, et qu’ils entraînent souffrance pour soi-même ou pour autrui (ou les deux) ." Ca promettait déjà d'être intéressant.
Au fur et à mesure de la lecture attentive des chapitres sur les principales personnalités difficiles, j'ai donc cru me reconnaître tour à tour un peu dans chacune des descriptions: légèrement schizoïde (se tient en retrait des activités de groupe), un brin parano (soupçonne les autres de mauvaises intentions), par trop anxieuse (soucis trop fréquents par rapport aux risques réels), avec une tendance obsessionnelle (exagérément attentive aux détails et aux procédures), voire dépressive (minimisant l'aspect positif de toute bonne nouvelle), souvent dépendante (ressent le besoin d'être sans cesse rassurée), et parfois passive-agressive (critique exagérément les figures d'autorité mais de manière détournée). Seules les personnalités histrionique et narcissique me semblaient relever d'un comportement totalement étranger au mien (quoique). Puis, fidèle à mes préceptes selon lesquels le meilleur vient toujours à la fin, tandis que je commençais le chapitre XI tout est devenu limpide. Le doute n'était plus permis. Tout se tenait, tout était cohérent, ma vie prit forme tout à coup. J'avoue même avoir du écraser quelques larmes, pas tant d'émotion que de soulagement d'avoir, du moins croyais-je et crois-je toujours, enfin mis un mot sur mon comportement qui peut parfois être source de tant de frustrations au quotidien.
" ...s'abstient d'agir ou d'entrer en relation avec les gens tant qu'il n'est pas assuré de leur bienveillance inconditionnelle à son égard", "sous évalue souvent ses capacités et dévalorise ses réussites", "évite les situations où elle craint d'être blessée ou embarrassée".
Dont acte. Auto-diagnostic: j'ai (une grosse partie) des symptômes de la personnalité évitante. Ou dit autrement, je suis une phobique sociale. On est d'accord, dit comme ça c'est déjà beaucoup moins glam.
19:15 Publié dans Outrecuidamment | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : personnalité, psychologie, vie sociale
mercredi, 30 janvier 2008
Demain est un autre jour
Aujourd'hui une inconnue m'a demandé de lui écrire PARIS sur un petit bout de carton. C'est pour un livre, m'a t-elle dit.
Aujourd'hui j'ai eu mal à la tête à cause du bruit dans l'open space.
Aujourd'hui j'ai eu une boule au ventre toute la matinée.
Aujourd'hui j'ai aimé lire l'histoire de Jérôme Kerviel.
Aujourd'hui une collègue m'a fait un joli sourire.
Aujourd'hui j'ai dit à une autre collègue que j'étais en couple avec "elle" et pas "il".
Aujourd'hui j'ai serré la main à un enseigne de vaisseau.
Aujourd'hui j'ai écrit à quatre amis différents.
Et aujourd'hui, c'est le plus important, je me suis sentie vivre.
20:33 Publié dans Outrecuidamment | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : vive la vie
mercredi, 16 janvier 2008
Tout tout tout, vous saurez tout sur...
Mais pas ici, non.
Et pourtant, elles y sont toutes passées:
Les célébrités: Rachida Dati, Rama Yade, Ségolène Royal, Laurence Parisot, Claire Chazal, Emilie Alibert, Esther.
Les proches: la femme ou la copine, l'ex femme ou l'ex copine, la petite amie ou la mémé, la collègue.
Les anonymes: la lycéenne, l'ado, la pubère, la sportive, la lesbienne.
Les belles anonymes: la beauté, la belle nana, la belle à croquer, la très chère, la pulpeuse.
Les exotiques: l'africaine, la femme chinoise, la petite russe, la parisienne.
Les travailleuses: la conductrice, la tenniswoman, la ministre.
En tous lieux: à la ferme, à la campagne ou en Bretagne, en public, chez elle ou à l'extérieur, dans la rue, au travail ou en soirée.
Messieurs, pas de jaloux, le garçon aussi y est passé.
Et bien sûr, moi aussi.
Toutes, un jour, ont été dévêtues. Dans les fantasmes des internautes.
Qui tous ont atterri ici, évidemment.
18:50 Publié dans Duh! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : requete, google, statistiques
lundi, 14 janvier 2008
I was hooked...
by Facebook.
Je sais c'est débile, ça sert à rien, je m'étais juré de ne pas y mettre les pieds et de ne pas vendre mon âme au diable mais c'est un fait... C'est un véritable time-eater ce truc, le temps de trouver comment ça marche, le temps de trouver comment faire pour ne pas étaler sa vie (comment ça, je le fais déjà???), le temps de retrouver des anciens amis de collège ou de fac, des cousins, et même, comble du comble, des vrais amis !!!!
Voilà comment je gaspille mon temps, et que je délaisse mon pauvre blog et mes pauvres happy few lecteurs.
Voilà, et j'utilise même des mots anglais à profusion maintenant. Quelle déchéance.
20:35 Publié dans Outrecuidamment | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : facebook
mardi, 08 janvier 2008
Third-life crisis
Et je suis déjà trop vieille pour beaucoup de choses.
Trop vieille pour devenir Tenniswoman, car même si j'ai commencé au même moment qu'Amélie ou presque, moi je n'ai pas continué.
Presque trop vieille pour devenir RockStar, ou du moins trop vieille pour ne pas devenir comme Gina Gershon dans Prey for Rock&Roll (ceci dit, physiquement, je veux bien être comme elle à 45 ans).
Trop vieille pour devenir Comédienne. Enfin presque. Surtout que je n'ai pas commencé les cours de décoinçage. Il me reste quinze ans pour atteindre la maturité de jeu de Mme Bruni
Trop vieille pour devenir Médecin, sauf si mon modèle est Meredith Grey, qui s'est retrouvé en première année d'internat de chirurgie à 36 ans. Si je commence les études maintenant, c'est jouable.
Bientôt trop vieille pour devenir cheminote. Même ce rêve là me semble désormais également inatteignable (on a les rêves qu'on peut).
Il me reste toujours la politique, même si je suis déjà presque trop vieille pour devenir la plus jeune députée.
Je ne suis pas encore trop vieille pour faire un enfant, même si ça, ça ne fait pas encore partie de mes rêves.
Finalement, il y a toujours moyen de contourner la fatalité. Pour l'instant.
19:35 Publié dans Outrecuidamment | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : vive la vie



