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vendredi, 28 décembre 2007
Bouquet final
Hier mon téléphone portable a volé à travers la pièce, marquant durablement les quelques malheureux objets qui se trouvaient sur son passage.
Ce n'était pas le jour où on avait le droit de m'énerver. Vraiment pas. C'était pile LE jour où mes hormones avaient décidé de semer le désordre dans mon corps et dans ma tête, et quoi que je fasse dans ces cas là, je sais que je ne peux pas espérer avoir le dessus. Alors forcément à la moindre contrariété, ça commence à bouillir. A la pire des contrariétés, tout part en sucette.
Quand ces messieurs dames des RH se décident à me rappeler parce que je les ai harcelés pour qu'ils daignent le faire, c'est pour entendre toujours la même rengaine: manque de "tonicité", de dynamisme, d'énergie, manque de confiance en moi, manque d'assurance, peur que je ne fasse pas le poids, que je ne sache pas m'imposer, trop "junior" (pour un poste junior, cherchez l'erreur)... Il y a de quoi s'énerver.
Que n'ai-je pas déjà entendu auparavant : "on a beaucoup hésité, compte tenu de toutes les propositions que vous aviez, à la fois chez nous et à l'extérieur, on a eu peur de passer à côté d'une bonne candidate". Et appeler mes responsables ou ex-responsables pour vous rassurer, vous y avez pensé? Ben non.
Là est tout le problème: les gens avec qui je travaille sont toujours très contents de moi, j'ai eu de nombreux compliments sur ma "réactivité", mon "efficacité"; mon "professionalisme"... Mais dès qu'il s'agit des RH ou des soi disant psychologues, on n'est jamais comme il faut, trop comme ci, pas assez comme ça. On est toujours plein de défauts, qui, visiblement, ne dérangent vraiment que les RH.
Le drame c'est qu'un poste comme ça, je n'en retrouverai pas un de sitôt. Tout avait l'air parfait : le travail en lui-même, le domaine fonctionnel, le secteur d'activité de l'entreprise, le salaire, les avantages sociaux, la situation géographique, même le futur collègue potentiel avait l'air sympa.
Après tout, avec ce monde fait d'apparence et d'étiquettes, c'est comme ça qu'on élit des présidents bling bling et qu'on se refuse à voter pour une femme que l'on juge incompétente. Entre la peste et le choléra, disent certains, choisissons le choléra, au moins il a l'air con... pétant.
18:25 Publié dans Outrecuidamment | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : travail, entretien, embauche, entreprise
Commentaires
De retour de vacances, je m'attendais à d'autres nouvelles de ta part.... surtout à propos de ça et vu le déroulement des entretiens. vraiment désolée...
Sors les dents et les griffes (heu, non pas trop les griffes, pauvre S.... ;-) ) !!!
et keep rocking !!!!!
Ecrit par : Gargame | samedi, 29 décembre 2007
mince. Attends ils te rappeleront peut être ? non ?
et puis tu trouveras surement un autre poste aussi bien sinon mieux ailleurs. En tous les cas il faut que tu te le dises.
Quant aux RH, ils sont parfois obligé de prendre ces décisions par rapports aux compétences et autres qu'on leur demande..
courage
un adjoint RH...
Ecrit par : aliababua | samedi, 29 décembre 2007



