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mercredi, 30 janvier 2008

Demain est un autre jour

Aujourd'hui une inconnue m'a demandé de lui écrire PARIS sur un petit bout de carton. C'est pour un livre, m'a t-elle dit.
Aujourd'hui j'ai eu mal à la tête à cause du bruit dans l'open space.
Aujourd'hui j'ai eu une boule au ventre toute la matinée.
Aujourd'hui j'ai aimé lire l'histoire de Jérôme Kerviel.
Aujourd'hui une collègue m'a fait un joli sourire.
Aujourd'hui j'ai dit à une autre collègue que j'étais en couple avec "elle" et pas "il".
Aujourd'hui j'ai serré la main à un enseigne de vaisseau.
Aujourd'hui j'ai écrit à quatre amis différents.


Et aujourd'hui, c'est le plus important, je me suis sentie vivre.

 

mercredi, 16 janvier 2008

Tout tout tout, vous saurez tout sur...

Mais pas ici, non.

 

Et pourtant, elles y sont toutes passées:

 

Les célébrités: Rachida Dati, Rama Yade, Ségolène Royal, Laurence Parisot, Claire Chazal, Emilie Alibert, Esther.

Les proches: la femme ou la copine, l'ex femme ou l'ex copine, la petite amie ou la mémé, la collègue.

Les anonymes: la lycéenne, l'ado, la pubère, la sportive, la lesbienne.

Les belles anonymes: la beauté, la belle nana, la belle à croquer, la très chère, la pulpeuse.

Les exotiques: l'africaine, la femme chinoise, la petite russe, la parisienne.

Les travailleuses: la conductrice, la tenniswoman, la ministre.

En tous lieux: à la ferme, à la campagne ou en Bretagne, en public, chez elle ou à l'extérieur, dans la rue, au travail ou en soirée.

Messieurs, pas de jaloux, le garçon aussi y est passé.

Et bien sûr, moi aussi. 

Toutes, un jour, ont été dévêtues. Dans les fantasmes des internautes.

Qui tous ont atterri ici, évidemment.

lundi, 14 janvier 2008

I was hooked...

by Facebook.

Je sais c'est débile, ça sert à rien, je m'étais juré de ne pas y mettre les pieds et de ne pas vendre mon âme au diable mais c'est un fait... C'est un véritable time-eater ce truc, le temps de trouver comment ça marche, le temps de trouver comment faire pour ne pas étaler sa vie (comment ça, je le fais déjà???), le temps de retrouver des anciens amis de collège ou de fac, des cousins, et même, comble du comble, des vrais amis !!!!

Voilà comment je gaspille mon temps, et que je délaisse mon pauvre blog et mes pauvres happy few lecteurs. 

Voilà, et j'utilise même des mots anglais à profusion maintenant. Quelle déchéance.

mardi, 08 janvier 2008

Third-life crisis

Indéniablement, je vieillis.

Et je suis déjà trop vieille pour beaucoup de choses.

Trop vieille pour devenir Tenniswoman, car même si j'ai commencé au même moment qu'Amélie ou presque, moi je n'ai pas continué.

Presque trop vieille pour devenir RockStar, ou du moins trop vieille pour ne pas devenir comme Gina Gershon dans Prey for Rock&Roll (ceci dit, physiquement, je veux bien être comme elle à 45 ans).
 
Trop vieille pour devenir Comédienne. Enfin presque. Surtout que je n'ai pas commencé les cours de décoinçage. Il me reste quinze ans pour atteindre la maturité de jeu de Mme Bruni Sarkozy Tedeschi. Dans ce cas, il faut que je m'y mette tout de suite.

Trop vieille pour devenir Médecin, sauf si mon modèle est Meredith Grey, qui s'est retrouvé en première année d'internat de chirurgie à 36 ans. Si je commence les études maintenant, c'est jouable.

Bientôt trop vieille pour devenir cheminote. Même ce rêve là me semble désormais également inatteignable (on a les rêves qu'on peut).

Il me reste toujours la politique, même si je suis déjà presque trop vieille pour devenir la plus jeune députée.

Je ne suis pas encore trop vieille pour faire un enfant, même si ça, ça ne fait pas encore partie de mes rêves.

Finalement, il y a toujours moyen de contourner la fatalité. Pour l'instant.

jeudi, 03 janvier 2008

Adieu, année du cochon

Ce qui rend la douleur encore plus difficile à supporter, je crois que c'est le fait de ne pas savoir quand elle va s'arrêter.

Eh bien, au boulot c'est pareil.
Je le supportais bien mieux quand je me disais que j'allais bientôt le quitter. J'y allais même parfois de bonne humeur, me disant qu'il ne me restait plus si longtemps que ça à tirer... avec des jours meilleurs en pespective. Maintenant, ne pas savoir quand cette attente prendra fin, cela rend les choses beaucoup moins agréables. Je ne peux qu'espérer que cette attente finisse en cette année qui s'ouvre. Et pourtant je suis parfaitement consciente qu'il ne faut pas passer sa vie à attendre des lendemains meilleurs. Mais quand même... C'est comme si on se résignait à avoir Sarko comme Président, qu'on se dise "finalement c'est pas si mal", et qu'on s'interdise de penser à Ségolène Présidente en 2012.

Mon année 2007 fut une année entière passée dans le monde du travail, une année entière sans user le fond de mon jeans sur un banc de fac ou d'école. Ca ne m'était pas encore arrivé. Une année, donc, entière, à avoir l'impression de perdre mon temps. A me souvenir des rares journées où je rentrais le soir, contente, car ma journée avait été occupée de façon intéressante. Allez, comptons large: les dix doigts de la main suffisent pour les compter.
Une année entière ou presque, à chercher un autre travail. Une quinzaine d'entretiens pour une dizaine d'entreprises différentes. Une proposition d'embauche, que j'aurais du accepter tout de suite. Mais finalement mon hésitation n'était sans doute pas innocente.
 
La seule chose positive côté professionnel, c'est sans doute le fait que je ne risque plus de tomber de haut, maintenant, je sais à quoi m'attendre. Et je peux dire tout ce que je veux, mais mon boulot a quand même cet avantage: du soir au matin, du vendredi soir au lundi matin, rien, nada, je décroche complètement. Il n'y a tellement rien à penser. 

Heureusement, cette année aura laissé des traces sur mon compte d'épargne, comme en guise de compensation morale. D'ailleurs, un salaire, qu'est ce d'autre?

Bien sûr, il y a aussi du positif. Chaque jour passé est un jour passé à se construire, puisque c'est justement dans les moments les moins drôles qu'on apprend le plus. Et je pense avoir beaucoup appris sur moi même cette année. Mais j'avoue que j'aurais bien aimé passer une année à me faire plaisir. Peut-être en ai-je trop eues, des années comme ça? Fini la rigolade. Maintenant ce sont les choses sérieuses. Ca doit être ça, être (enfin) adulte.

Au fait, j'allais oublier: bonne année à toutes et tous !!

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