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lundi, 04 février 2008

Tout vient à point...

Vous avez sans doute remarqué, attentifs lecteurs et lectrices que vous êtes, que fin 2007 et début 2008 m'ont connue d'une humeur plus que maussade. Entre mon sentiment d'être déjà trop vieille, de perdre mon temps sur fessebouc, d'être recalée pour le poste de mes rêves, de souffrir de maux de ventre, de me faire chier au boulot, et par la même occasion de délaisser ce blog tant désiré, j'ai quand même eu le temps de lire un bouquin génialissime. Il y a toujours des livres comme celui-ci dont la lecture provoque chez nous un déclic.

Cette fois-ci ce n'est ni Retour au pays natal, ni Les Liaisons Dangereuses, ni The Remains of The Day. Ce n'est pas même un roman, même s'il se lit comme tel. Le livre s'appelle Comment gérer les personnalités difficiles de François Lelord et Christophe André.

On parle de personnalité difficile, d'après les auteurs de ce livre, "quand certains traits de son caractère sont trop marqués, trop figés, inadaptés aux situations, et qu’ils entraînent souffrance pour soi-même ou pour autrui (ou les deux) ." Ca promettait déjà d'être intéressant.

Au fur et à mesure de la lecture attentive des chapitres sur les principales personnalités difficiles, j'ai donc cru me reconnaître tour à tour un peu dans chacune des descriptions: légèrement schizoïde (se tient en retrait des activités de groupe), un  brin parano (soupçonne les autres de mauvaises intentions), par trop anxieuse (soucis trop fréquents par rapport aux risques réels), avec une tendance obsessionnelle (exagérément attentive aux détails et aux procédures), voire dépressive (minimisant l'aspect positif de toute bonne nouvelle), souvent dépendante (ressent le besoin d'être sans cesse rassurée), et parfois passive-agressive (critique exagérément les figures d'autorité mais de manière détournée). Seules les personnalités histrionique et narcissique me semblaient relever d'un comportement totalement étranger au mien (quoique). Puis, fidèle à mes préceptes selon lesquels le meilleur vient toujours à la fin, tandis que je commençais le chapitre XI tout est devenu limpide. Le doute n'était plus permis. Tout se tenait, tout était cohérent, ma vie prit forme tout à coup. J'avoue même avoir du écraser quelques larmes, pas tant d'émotion que de soulagement d'avoir, du moins croyais-je et crois-je toujours, enfin mis un mot sur mon comportement qui peut parfois être source de tant de frustrations au quotidien.

" ...s'abstient d'agir ou d'entrer en relation avec les gens tant qu'il n'est pas assuré de leur bienveillance inconditionnelle à son égard", "sous évalue souvent ses capacités et dévalorise ses réussites", "évite les situations où elle craint d'être blessée ou embarrassée".

Dont acte. Auto-diagnostic: j'ai (une grosse partie) des symptômes de la personnalité évitante. Ou dit autrement,  je suis une phobique sociale. On est d'accord, dit comme ça c'est déjà beaucoup moins glam.

Commentaires

oulala, mais on tous, un brin machin de truc bidule psycho je sais pas quoi, alors tu sais... :)

Ecrit par : FFC | jeudi, 07 février 2008

C'est vrai ! Mais je trouve que c'est tellement plus simple une fois qu'on en est pleinement conscient !

Ecrit par : Esther | mercredi, 27 février 2008

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