jeudi, 03 janvier 2008
Adieu, année du cochon
Ce qui rend la douleur encore plus difficile à supporter, je crois que c'est le fait de ne pas savoir quand elle va s'arrêter.
Eh bien, au boulot c'est pareil.
Je le supportais bien mieux quand je me disais que j'allais bientôt le quitter. J'y allais même parfois de bonne humeur, me disant qu'il ne me restait plus si longtemps que ça à tirer... avec des jours meilleurs en pespective. Maintenant, ne pas savoir quand cette attente prendra fin, cela rend les choses beaucoup moins agréables. Je ne peux qu'espérer que cette attente finisse en cette année qui s'ouvre. Et pourtant je suis parfaitement consciente qu'il ne faut pas passer sa vie à attendre des lendemains meilleurs. Mais quand même... C'est comme si on se résignait à avoir Sarko comme Président, qu'on se dise "finalement c'est pas si mal", et qu'on s'interdise de penser à Ségolène Présidente en 2012.
Mon année 2007 fut une année entière passée dans le monde du travail, une année entière sans user le fond de mon jeans sur un banc de fac ou d'école. Ca ne m'était pas encore arrivé. Une année, donc, entière, à avoir l'impression de perdre mon temps. A me souvenir des rares journées où je rentrais le soir, contente, car ma journée avait été occupée de façon intéressante. Allez, comptons large: les dix doigts de la main suffisent pour les compter.
Une année entière ou presque, à chercher un autre travail. Une quinzaine d'entretiens pour une dizaine d'entreprises différentes. Une proposition d'embauche, que j'aurais du accepter tout de suite. Mais finalement mon hésitation n'était sans doute pas innocente.
Eh bien, au boulot c'est pareil.
Je le supportais bien mieux quand je me disais que j'allais bientôt le quitter. J'y allais même parfois de bonne humeur, me disant qu'il ne me restait plus si longtemps que ça à tirer... avec des jours meilleurs en pespective. Maintenant, ne pas savoir quand cette attente prendra fin, cela rend les choses beaucoup moins agréables. Je ne peux qu'espérer que cette attente finisse en cette année qui s'ouvre. Et pourtant je suis parfaitement consciente qu'il ne faut pas passer sa vie à attendre des lendemains meilleurs. Mais quand même... C'est comme si on se résignait à avoir Sarko comme Président, qu'on se dise "finalement c'est pas si mal", et qu'on s'interdise de penser à Ségolène Présidente en 2012.
Mon année 2007 fut une année entière passée dans le monde du travail, une année entière sans user le fond de mon jeans sur un banc de fac ou d'école. Ca ne m'était pas encore arrivé. Une année, donc, entière, à avoir l'impression de perdre mon temps. A me souvenir des rares journées où je rentrais le soir, contente, car ma journée avait été occupée de façon intéressante. Allez, comptons large: les dix doigts de la main suffisent pour les compter.
Une année entière ou presque, à chercher un autre travail. Une quinzaine d'entretiens pour une dizaine d'entreprises différentes. Une proposition d'embauche, que j'aurais du accepter tout de suite. Mais finalement mon hésitation n'était sans doute pas innocente.
La seule chose positive côté professionnel, c'est sans doute le fait que je ne risque plus de tomber de haut, maintenant, je sais à quoi m'attendre. Et je peux dire tout ce que je veux, mais mon boulot a quand même cet avantage: du soir au matin, du vendredi soir au lundi matin, rien, nada, je décroche complètement. Il n'y a tellement rien à penser.
Heureusement, cette année aura laissé des traces sur mon compte d'épargne, comme en guise de compensation morale. D'ailleurs, un salaire, qu'est ce d'autre?
Bien sûr, il y a aussi du positif. Chaque jour passé est un jour passé à se construire, puisque c'est justement dans les moments les moins drôles qu'on apprend le plus. Et je pense avoir beaucoup appris sur moi même cette année. Mais j'avoue que j'aurais bien aimé passer une année à me faire plaisir. Peut-être en ai-je trop eues, des années comme ça? Fini la rigolade. Maintenant ce sont les choses sérieuses. Ca doit être ça, être (enfin) adulte.
Au fait, j'allais oublier: bonne année à toutes et tous !!
18:25 Publié dans Outrecuidamment | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : 2007, bilan, travail



