mardi, 27 mai 2008
Bonsoir les dégâts...
Vendredi, j'ai foutu un coup de boule malheureux à cette nana et je la prie de bien vouloir m'en excuser. Bitchee Bitchee Ya Ya Ya. Trois verres bonjour les dégâts, mais quels dégâts, cette sensation de coton, ma tête qui tombait en arrière sur l'appuie-tête du taxi, mon sourire béat, oh mon dieu, qu'est ce que ça doit être de se droguer. Tu étais bourrée ma chérie. Oh j'adore. Encore. Si la fatigue et l'alcool réussissent à avoir cet effet, je n'ose imaginer ce qu'on peut ressentir d'autre. Lorsque je semblerai trop fatiguée pour sortir, puisses-tu te souvenir de ces instants richissimes, sans gloire. Sans déboires. Un peu de débauche sans doute. Mais si peu. C'est quand la prochaine?
23:00 Publié dans It's a Beautiful Life | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : nouveau casino, soirée, barbieturix, alcool, wet for me
samedi, 15 décembre 2007
Le taxi était une femme
Je n'avais pas mis les pieds en boîte ou assimilé depuis plus de sept ans. Je n'avais jamais vraiment connu les nuits parisiennes. Oh bien sûr, j'étais déjà sortie boire des verres au Troisième Lieu ou vu des concerts à la Flèche D'or, mais je n'avais jamais dansé à Paris.
Hier, c'était la soirée Nun Sex Moon concoctée par Barbi(e)turix à l'Alimentation générale. J'imaginais un monde fermé, ingrat et belliqueux, rempli exclusivement de jeunes lesbiennes d'une vingtaine d'années over fashion. J'y ai découvert le contraire, ces corps qui s'effleurent, masculins, féminins, jeunes depuis peu ou jeunes depuis plus longtemps, hétéros, homos, bis, alchimie des genres comme nulle part ailleurs. J'ai réussi à concevoir qu'il était possible de ne pas se sentir seul.
J'y ai croisé l'ex de l'ex de mon ex. Comme à la soirée L Word et au FFGLP. S. lui a demandé son e-mail, ou était-ce son myspace, pour quelle raison? Impossible à dire car je n'entendais rien, étaient-ce la faute aux vapeurs d'alcool ou au bruit, sans doute un peu des deux. De toutes façons le petit papier est perdu.
"T'as vu celle-là comment elle danse? En plus elle se la pète avec sa coupe de fashion vicitime. Par contre je me ferais bien sa copine."
"Tain elle est mimi elle, sa copine c'est un gros boulet, j'ai peut-être mes chances" (copyright S.)
A 3h10, après un détour par le distributeur, nous sautions dans un taxi, au nez à la barbe d'autres noctambules. La dure loi des taxis. Je surveillais S. du coin de l'oeil, sans trop en faire afin de ne pas effrayer la conductrice.
"-Ca doit vous changer hein, la musique ? C'est pour ça que vous rigolez? me demanda la conductrice en m'observant dans son rétroviseur.
-C'est vrai que ça change. Mais c'est parce que je n'ai pas l'habitude de voir une télé dans un pare-soleil. C'est quelle chaîne?
-C'est un DVD.
-Ca change aussi d'avoir une femme taxi. C'est la première fois. Hein, S., pour toi aussi c'est la première fois? Vous ne devez pas être nombreuses?
-Non, c 'est vrai."
Sur son écran, les africaines se trémoussaient au son des tams tams. Je souriais de bonheur, de béatitude. En prime je devenais sociable et presque sympathique. Je me sentais bien. Je n'avais pas passé une aussi bonne soirée depuis très longtemps. En avais-je déjà passé une d'ailleurs? Comme ma crème de nuit, les nuits parisiennes m'hydratent et me régénèrent.
Bien sûr tout cela ne s'est pas fait sans douleur.
D'abord pour S. qui a été malade. Après un verre de rouge, une vodka pure, deux vodkas pomme, une vodka caramel, une pinte de bière et deux verres punchs, après tout, rien de bien étonnant.La douleur n'a pas épargné non plus le portefeuille. Resto, bar, boîte, taxi, heureusement qu'il n'y a jamais plus de cinq week-ends dans un mois, sinon il faudrait vraiment que je travaille plus pour continuer à ce rythme.
Et puis à cause de mon réveil tardif, j'ai séché le second forum de la rénovation du PS, "les socialistes et le marché". A l'heure où je me suis révéillée, François Hollande concluait (le forum). Et j'avais raté depuis longtemps Anne Hidalgo, elle qui m'avait un beau jour de juin saluée du haut de son char.
Il m'aura fallu vingt-huit ans et des poussières, mais pour la première fois, pour ma première vrai nuit parisienne, je me suis sentie bien avec moi-même.
17:24 Publié dans Paris, il tonne... | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : paris, nuit, boite, lesbiennes, alcool



