mardi, 12 février 2008
Echec et mat
J'ai peur, car je ne supporterai pas un nouvel échec, un nouveau refus, une nouvelle veste...
A force de placer tous mes espoirs dans un seul rêve, dans quelque chose que je désire vraiment, de me focaliser dessus pendant des semaines voire des mois, de ne penser plus qu'à ça, et c'est ce ça qui me fait avancer, qui m'empêche de dormir la nuit mais qui m'aide à me lever le matin, la chute est incroyablement douloureuse. A chaque fois. Et pourtant, je recommence, je n'ai pas peur de me faire des films, sur écran géant, de me dire que cette fois c'est la bonne, même si je sais que rien n'est joué, que tout reste à faire, mais je n'y pense pas, je ne pense pas au plan B, j'y crois tellement fort. Je m'imagine en situation, je me projette si loin dans l'avenir dont je rêve, je m'y crois vraiment, oui, toujours bien trop tôt, mais la réalité hélas est souvent tout autre. Est-ce ça la vie, une succession d'espoirs qui font vivre, et de dés-espoirs qui anéantissent?
J'en ai tellement besoin pourtant, juste une fois, une fois, réussir à obtenir ou accomplir ce que j'ai vraiment désiré de tout mon coeur et de toute mon âme. Réussir quelque chose dans ma vie. Réussir ma vie, par ma volonté, plutôt que de me laisser porter par le courant. Choisir d'abord et être choisie ensuite.
On peut bien me dire "ça arrivera un jour..." : comment en être sûr? Aurai-je toujours la même énergie pour me battre?
Mon ego ne rebondira pas éternellement, j'en ai peur. Ego blessé, meurtri, anéanti parfois, le retour à la normale est toujours long et pesant. Arriverai-je toujours à me relever?
Ne pas pleurer, surtout.
18:35 Publié dans Outrecuidamment | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : echec, travail, amour, vive la vie
mercredi, 30 janvier 2008
Demain est un autre jour
Aujourd'hui une inconnue m'a demandé de lui écrire PARIS sur un petit bout de carton. C'est pour un livre, m'a t-elle dit.
Aujourd'hui j'ai eu mal à la tête à cause du bruit dans l'open space.
Aujourd'hui j'ai eu une boule au ventre toute la matinée.
Aujourd'hui j'ai aimé lire l'histoire de Jérôme Kerviel.
Aujourd'hui une collègue m'a fait un joli sourire.
Aujourd'hui j'ai dit à une autre collègue que j'étais en couple avec "elle" et pas "il".
Aujourd'hui j'ai serré la main à un enseigne de vaisseau.
Aujourd'hui j'ai écrit à quatre amis différents.
Et aujourd'hui, c'est le plus important, je me suis sentie vivre.
20:33 Publié dans Outrecuidamment | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : vive la vie
mardi, 08 janvier 2008
Third-life crisis
Et je suis déjà trop vieille pour beaucoup de choses.
Trop vieille pour devenir Tenniswoman, car même si j'ai commencé au même moment qu'Amélie ou presque, moi je n'ai pas continué.
Presque trop vieille pour devenir RockStar, ou du moins trop vieille pour ne pas devenir comme Gina Gershon dans Prey for Rock&Roll (ceci dit, physiquement, je veux bien être comme elle à 45 ans).
Trop vieille pour devenir Comédienne. Enfin presque. Surtout que je n'ai pas commencé les cours de décoinçage. Il me reste quinze ans pour atteindre la maturité de jeu de Mme Bruni
Trop vieille pour devenir Médecin, sauf si mon modèle est Meredith Grey, qui s'est retrouvé en première année d'internat de chirurgie à 36 ans. Si je commence les études maintenant, c'est jouable.
Bientôt trop vieille pour devenir cheminote. Même ce rêve là me semble désormais également inatteignable (on a les rêves qu'on peut).
Il me reste toujours la politique, même si je suis déjà presque trop vieille pour devenir la plus jeune députée.
Je ne suis pas encore trop vieille pour faire un enfant, même si ça, ça ne fait pas encore partie de mes rêves.
Finalement, il y a toujours moyen de contourner la fatalité. Pour l'instant.
19:35 Publié dans Outrecuidamment | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : vive la vie
mercredi, 19 décembre 2007
Internet vous manque et tout est dépeuplé
Hier soir Internet ne marchait plus. Pire, même : il faisait semblant de marcher. MSN marchait, la plateforme Haut et fort aussi puisque j'ai pu écrire deux posts. Mais de toute ma liste de favoris, et notamment de blogs, aucun ne fonctionnait ou presque, seulement les blogs hébergés par haut et fort.
- Tu as QUAND MEME trouvé des trucs rigolos à faire?
- Ouais ouais....
Ou comment se souvenir subitement qu'on n'a aucune vie.
20:10 Publié dans Outrecuidamment | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : internet, société, vive la vie
mercredi, 21 novembre 2007
Pour éviter le cancer, faites votre coming-out
Grâce à un article du Monde.fr sur le rôle de l'alimentation dans la prévention des principaux cancers, j'ai découvert ce site, qui nous décrit entre autres le comportement alimentaire à adopter, afin d'éliminer au maximum les risques de cancer.
Pour celles et ceux qui auraient la flemme de lire le livret des réflexes anti cancer au quotidien, voici ce que j'en ai retenu:
- Ami(e)s vampires, faites un effort, et mangez de l'ail.
- Ami(e)s grévistes, cent fois merci : grâce à vous pendant une semaine j'ai largement fait mes trente minutes d'exercice quotidien.
- Ami(e)s bouchers et charcutiers, préparez votre reconversion.
- Ami(e)s psychothérapeutes, vous allez travailler plus pour gagner plus.
- Ami(e)s parfumeurs, pour vous c'est la fin d'une belle aventure.
- Ronald, rentre chez toi (mais ça on le savait depuis longtemps)
Et enfin, très chèr(e)s ami(e)s gays ou lesbiennes, ne tardez-plus à faire votre coming-out...
17:55 Publié dans Duh! | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cancer, alimentation, environnement, écologie, vive la vie
jeudi, 18 octobre 2007
Ma grève à moi... j'pourrais y passer la nuit
Ce matin, 6h, réveil une heure plus tôt que d'habitude, après une nuit très agitée, excitée que j'étais par ce périple longuement préparé. Départ à 6h30: eh oui, j'étais pressée de vérifier mes prédictions: je pariais sur le fait que tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes. (Serais-je en train de devenir optimiste ?).
A peine arrivée à ma station, j'entends un bruit de métro, vite je cours, ouf c'était dans l'autre sens. Veinarde en plus. Trois minutes d'attente et un strapontin. Tout roule. Changement de métro, deux minutes d'attente, un siège, parfait, la RATP est avec moi ! Arrivée à la Défense, les magasins fermés, personne, le jour n'était pas encore levé, ni les parisiens, c'était beau, les lumières, la grandeur, le vide, la nuit. Un quart d'heure de marche plus tard, à 7h30 mon ordinateur était allumé.
Le retour, ce fut une autre histoire. Je trouve une place assise, la rame part dix minutes après, ou était-ce une demie heure, je ne sais pas. Les gens avaient bien eu le temps en tout cas de s'agglutiner dans la rame comme des insectes sur du papier tue-mouches.
Une nana debout, quasi sur mes genoux, me dit "si ça continue je vais vous tomber dessus!" Ne vous gênez pas ! :o) "Je veux bien vous proposer mes genoux, mais je vous préviens je suis lesbienne", ai-je failli lui dire.
Le jeune type debout devant moi, on lui voyait les poils des fesses. L'écouteur de son baladeur pendait de tout son long de la poche de son sac à dos.
Le type assis à côté de moi, qui lisait "la philosophie pour les nuls", très prévenant, a pris l'écouteur, délicatement l'a remis dans la poche du sac à dos, puis le reste du fil, et a même pris soin de refermer le zip de la poche. Ni vu ni connu.
La petit lycéenne, qui, après avoir disserté avec ses deux camarades sur les différentes façons de se suicider proprement, s'étonne: "je pensais pas que ça serait aussi pire (sic). Au moins j'aurai des choses à raconter ce soir !". (Sur ton skyblog ahah ptdrrr !) Elle n'était sans doute pas née en 1995 au moment des grèves (que d'ailleurs moi même je n'avais pas connues puisque je n'habitais pas Paris!) Euh, j'exagère un peu, en tout cas, elle ne s'en souvenait pas, c'est sûr (gluurps, moi j'avais 16 ans). "C'est bien d'être grand des fois !" me dit-elle, la tête sous mon aisselle droite. Je ne suis qu'une méchanteuuh.
La petite brune planquée derrière moi, "arrêtez madame, là vous m'écrasez, vous pouvez pas descendre ?" Madame?? mais elle m'a bien regardée? "Ben non je fais ce que je peux, je suis désolée." "Je suis claustro ça va pas". Alors, prise de pitié, me découvrant une âme de mère Thérésa, j'entamai la conversation pour lui changer les idées : "Vous descendez où? ah ça va, plus que trois stations ! En plus vous êtes près de la porte, ça devrait aller pour sortir !"
Evidemment, il y a toujours les types qui veulent entrer et qui, avec seulement un pied dans le métro n'en démordent pas, et évidemment empêchent les portes de se fermer et donc le train de partir. Mais il y a aussi le gentleman qui dit "bon attendez, je vais descendre" pour leur laisser la place et pour que le train parte enfin. Heureusement il n'a pas eu à se sacrifier car le chauffeur est sorti de sa cabine pour les sermonner : "Si vous vous poussez pas, je ne pars pas". Quand je vous le dis !
Il y a le brouhaha indescriptible de l'autre côté du quai lorsqu'au bout de trente minutes, la rame tant attendue de ces malheureux arrive enfin, le brouhaha se transforme en cris, les "la porte !" "pardon!", "laissez descendre !", "arrêtez de pousser!" ou "ça rentre plus!", et inévitablement, les éclats de rire qui en découlent de notre côté du quai, mais rires teintés de jaunes et d'angoisse, à l'idée que bientôt ça va être notre tour. Et les sourires amusés de certains, écrasés contre leur vitre, qui nous regardent d'un air de dire : "vous allez voir..."
Les trépidations cardiaques à l'approche de la rame de métro qui arrive bondée, les gens qui prennent une grande bouffée d'air, ceux qui s'écartent du bord du quai, de peur de tomber sur les voies, ceux qui disent "non c'est pas possible moi j'y vais pas". On sent monter le stress. Il va y avoir du sport ! A vos marques, prêts..
Il y a aussi les éclats de voix, les "fights" comme disait ma lycéenne, entre gens échauffés, énervés, qui sans doute se sont bousculés plus que d'accoutumée. Mais instantanément des huées montent de la rame entière, comme pour leur signifier à l'unisson: "arrêtez, on est des gens civilisés, ça sert à rien, on est tous dans la même galère".
Bref, une solidarité, une convivialité impensable en temps normal, qui me fait dire que les français ont beau être des râleurs et répéter à longueur de temps "ils nous font chier avec leur grève", je suis persuadée de ne pas être la seule à m'être amusée ce 18 octobre 2007.
18:35 Publié dans Au pays d'Yzokras et Enéloges | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : grève, vive la vie, actualité, paris, france
mardi, 16 octobre 2007
Le travail c'est la santé, se laver les mains c'est la garder
Le problème, quand on arrive tôt le matin au boulot et qu'on travaille en open-space, c'est que tous ceux qui arrivent après toi viennent te serrer la main. C'est-à-dire tout le monde (et je ne parlerai pas ici des relous qui viennent systématiquement claquer la bise). Inversement quand j'arrive la dernière, il est hors de question que je passe en revue la totalité des paluches.
Je suis donc devenue experte-ès-serrage de main. Rien qu'aujourd'hui j'en ai serré une bonne quinzaine. Et encore, paradoxalement, je ne la sers pas à mes "vrais" collègues, ceux de mon bloc-bureau. Ce sont ceux avec qui je travaille, ceux avec qui je discute, avec qui je mange le midi, bref ceux avec qui je partage vraiment ma vie de bureau. Comme si nos relations étaient suffisamment réelles et tangibles pour ne pas avoir à passer par ce contact artificiel, superficiel (superflu?).
La poignée de main en dit long sur la personnalité des gens. Il y a les poignées franches et fermes, plutôt dynamiques, celles qui font mal même (surtout quand j'ai une bague), les poignées hautes ou les poignées basses, les toutes mollassonnes, les toutes douces aussi, les mains chaude, moites, les mains froides mais pas trop (celles que je préfère), ceux qui tirent la main vers eux en même temps, et puis ceux qui te la prennent délicatement, ou ceux qui la gardent un peu trop longtemps. On sait tout de suite aussi qui est fumeur et qui ne l'est pas (ou qui est gaucher), à l'odeur de tabac laissée, là, juste entre le pouce et l'index.
Ce qui est sûr, c'est que quand il y a des petits gâteaux à manger à la pause café, je les prends systématiquement de la main gauche.
18:31 Publié dans It's a Beautiful Life | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : travail, vive la vie, de tout et de rien
lundi, 15 octobre 2007
Les impôts sont nos amis...
il faut les aimer aussi.
Surtout quand ils m'envoient un chèque.
L'année prochaine, pour les remercier, c'est moi qui leur en ferai un. Mais trois fois plus gros.
18:35 Publié dans It's a Beautiful Life | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : impots, actualité, vive la vie
lundi, 08 octobre 2007
Hotmerde
Si maintenant on se fait même engueuler par son webmail.... C'est déjà chiant d'oublier son mot de passe... Et puis facile à dire avec ce truc quasi illisible....

21:57 Publié dans Duh! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : humour, vive la vie
jeudi, 13 septembre 2007
Tes blablas longs n'y pourront rien changer
L'entretien que j'ai eu hier avec mon manager m'a énormément déçue mais par la même occasion m'a complètement confortée dans l'idée de vouloir quitter ma boîte : beaucoup de paroles, rien de concret, aucune prise en compte de mes attentes en terme d'évolution. En gros, aucune raison de rester, sauf de lui faire plaisir. Donc aucune. Car je lui ai laissé l'occasion par deux fois de me montrer qu'il tenait à me garder, naive que je suis. Il n'en a rien fait. Je partirai donc sans regrets (enfin presque), sans avoir pris personne en traître non plus.
Pour cela je renonce à un secteur qui m'aurait a priori davantage intéressée (bien que je ne connaisse pas celui vers lequel je me dirige), je prends le risque de travailler plus et de faire des trajets un peu plus longs, mais je pense que le jeu en vaut la chandelle. Au moins si je ne m'ennuie pas, c'est déjà un bon point.
Ceci dit je n'ai rien signé encore, et Cacao ne m'ont pas tout à fait dit oui non plus. La suite à mon retour de vacances (ohoh quel teasing).
En attendant, je pars demain pour un peu plus de quinze jours, l'esprit léger.
C'est à partir de là que l'on teste la fonction de publication décalée.
19:15 Publié dans Outrecuidamment | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : vive la vie, travail, vacances



